
Qui de nous n'a jamais eu besoin de recharger ses batteries, de se retrouver seule à seule avec soi même ou de faire le point sur notre vie?
Toutes ces raisons ne sont pas nécessaire ce serait aussi seulement changer de décor pour quelques jours.
Il y a quelques années une compagne de travail me disait qu'une ou deux fois par année elle allait dans un centre de recueillement juste pour faire le vide et de vivre une expérience de solitude.
Il n'en fallait pas plus pour piquer ma curiosité. Je savais en partant que ces petits chalets sans eau ni éléctricité n'accueillaient qu'une seule personne, on ne pouvait être deux puisque c'est un centre de solitude.
Après avoir réservé par téléphone et de m'assurer que ce n'était pas une secte me voilà partie à l'aventure sans trop savoir ce qui m'attendait en direction de Gatineau Centre de solitude Champboisé.
Qu'elle belle expérience que j'ai vécu là. La solitude totale. Il y avait d'autres gens qui vivaient l'expérience mais on ne se parlait pas, seulement un petit signe de tête lorsqu'on se croisait dans les sentiers.
J'ai beaucoup marché là-bas. Le paysage est magnifique et les sentiers bien aménagés. Donc je marchais pour aller chercher ma nourriture dans un chalet prévu à cette fin et que je préparais dans ma petite maison. Je devais aller chercher mon eau ainsi que mon bois pour alimenter mon petit poêle à bois.
À vivre de cette façon j'apprivoisais mes peurs, lire ici peur du gaz puisque je m'éclairais avec une lampe au gaz et peur bleue du feu à cause du poêle à bois.
Je n'avais jamais préparé un feu avec papier, petit bois et finalement bûche, encore une chance que j'avais déjà vu chéri faire lorsque nous faisions du camping à Ste-Agathe-des-monts.
À marcher comme ça m'a rappeler un souvenir d'Afrique lors d'un voyage au Bénin dans un petit village où les femmes doivent marcher des kilomètres aller retour pour aller chercher l'eau,
cette eau si précieuse qu'il ne faut pas gaspiller. Cette eau qui servira à préparer les repas et à boire.
Elles marchent la tête haute puisqu'elles transportent l'eau sur leur tête et le corps droit puisqu'elles transportent un bébé sur le dos. À quoi pensent-elles? La vie n'est pas facile la-bas.

Ce sont 2 photos que j'affectionne particulièrement spécialement la 2e avec la femme du chef du village et les enfants qui étaient tout contents de se faire prendre en photo.
Demain je vais vivre une toute autre expérience celle d'être 8 femmes dans un même chalet que nous avons réservé à Ste-Agathe, la même gang de chum de filles dont je vous ai parlé il y a quelque temps.
On va bien s'amuser c'est certain, je vous en donne des nouvelles.
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